Églises, demeures, édifices publics et autres monuments protégés à La Celle-Condé. Découvrez leur histoire, leur architecture et leur protection au titre des monuments historiques.
limite 11e siècle 12e siècle1998/04/14 : inscrit MH
Histoire du monument
L'église paroissiale Saint-Germain de La Celle-Condé a été construite à l'époque romane. En 1229, l'église, placée sous le patronage de l'abbaye bénédictine de Massay, était le siège d'un prieuré. Elle se compose d'une nef à vaisseau unique, prolongée par un choeur à chevet plat. Choeur et nef sont couverts d'une charpente lambrissée à berceau brisé. Cet édifice très modeste présente l'intérêt de conserver sur les murs nord et sud de la nef, ainsi que sur l'arc d'entrée du choeur, des peintures murales encore en partie recouvertes par un badigeon. Sur le mur nord, on distingue une série de cinq ou six scènes peintes au 12e siècle, parmi lesquelles la lutte d'un saint personnage contre le Diable ou la guérison d'un démoniaque, un ensemble de trois anges (évocation de la Trinité ou représentations de Vertues ?) , la Rencontre sur le chemin d'Emmaüs suivie du repas d'Emmaüs. L'arc diaphragme porte les vestiges d'une Crucifixion qui appartient à la même campagne. Toujours sur le mur nord de la nef, à l'ouest de cet ensemble, est peinte la figuration d'un couple de gisants dont les âmes sont conduites au Paradis par des anges et qu'accompagnait vraisemblablement une épitaphe. Ce décor a été réalisé à la fin du 13e siècle ou au début du 14e siècle.
Cette église était l'église de la paroisse de Condé jusqu'en 1844, date à laquelle les deux paroisses de La Celle et de Condé ont été réunies. Une inscription avec la date 1780 est portée sur un entrait.
Gentilhommière semblant avoir été construite au 15e siècle. L'édifice de plan rectangulaire comprend un rez-de-chaussée et un étage avec toit aigu en charpente terminé par deux pignons. Les façades nord et sud sont coupées, en leur centre, par deux tours circulaires. Les pignons sont accostés, sur chaque côté, par de petites échauguettes portées sur corbelets et couvertes par des poivrières. Ces échauguettes possèdent toutes des ouvertures à archères. La tour de la façade ouest soutient la porte d'entrée avec tympan souligné par une moulure en triangle curviligne concave, dans laquelle est ménagé un écu martelé. La menuiserie ancienne en planches bardées de clous existe toujours. Dans cette tour se trouve l'escalier en vis de pierre et de bois. Le décor intérieur a été modifié aux 17e et 19e siècles mais les cheminées à hottes du 15e siècle ainsi que poutres et solivages ont été conservés.
Source : Ministère de la Culture, base Mérimée. Licence Ouverte pour les données. Photographies Wikimedia Commons lorsqu’une image est reliée à la référence du monument, avec son crédit et sa licence. D’autres photos peuvent être consultables sur POP. La notice précise le statut de protection ; le référencement ne garantit pas l’accès au public.