Églises, demeures, édifices publics et autres monuments protégés à Le Blanc. Découvrez leur histoire, leur architecture et leur protection au titre des monuments historiques.
2e moitié 14e siècle;15e siècle;17e siècle;19e siècle1932/06/28 : inscrit MH ; 1986/11/21 : inscrit MH
Auteur : Murisson (architecte)
Histoire du monument
Au début du 14e siècle, un seigneur de Naillac fit don à un ermite de l'ordre des Augustins d'un terrain pour fonder un couvent. L'ancienne chapelle des Augustins date de la seconde moitié du 14e siècle et du 15e siècle. Les bâtiments conventuels visibles aujourd'hui furent construits sur le côté nord de l'église, entre 1648 et 1672. Le cloître date de 1669. L'intérieur conserve, au rez-de-chaussée, des salles voûtées. En 1822 commença la construction de l'hôtel de ville par l'architecte Murison.
La façade, abîmée par un portail moderne, a conservé le départ de l'ouverture primitive que surmonte une fenêtre dont la partie supérieure est ancienne. Un cordon orné de petits motifs isolés marque la naissance du pignon. A l'intérieur, l'abside est voûtée en cul de four tandis qu'un berceau en blocage recouvre le choeur. Au-dessus de ce berceau s'élève le clocher. Entre la nef et le choeur, les impostes sont décorées de billettes. Une charpente recouvre la nef.
12e siècle;13e siècle;15e siècle;17e siècle1930/01/07 : classé MH
Histoire du monument
L'ancien prieuré de Saint-Génitour comprend quatre époques de construction : 12e, 13e, 15e siècle et époque moderne. Le choeur, composé de deux travées et d'un chevet plat, date du 12e siècle, et est éclairé par des fenêtres à colonnettes présentant bases et chapiteaux sculptés. Les murs latéraux ont été ajourés au 15e siècle. A l'extérieur, le pignon a été refait au 15e siècle, ainsi que les crochets en feuilles de choux frisés et la croix qui le termine. Le clocher date de la fin du 12e siècle. Il avait primitivement quatre étages, dont trois pleins et le dernier ajouré. Ce clocher était isolé sur le côté sud de la nef qui était probablement couverte en charpente. Au 13e siècle, à la suite d'un incendie, toute la nef a été détruite. Dans la nouvelle construction fut conservé le choeur, auquel fut adjoint au nord une chapelle à chevet plat. L'étage inférieur du clocher fut démoli pour transformer la base en transept sud. Deux grandes chapelles formant comme un second transept furent ajoutées à la fin du 13e siècle sur la première travée de la nef. Au 15e siècle, une chapelle latérale fut ajoutée au sud, contre le choeur et ses chapelles.
Le fief des Piliers était l'emplacement des Piliers de Justice ou Fourches patibulaires de la Justice du Blanc. L'ancienne chapelle des condamnés, à demi enterrée, existe encore. C'est une salle tout en longueur, divisée en trois travées par des doubleaux de section carrée, et voûtées d'arêtes nervées à quatre pans. Des têtes grotesques forment les culots recevant les nervures et les formerets. L'ancienne entrée se faisait dans l'axe par un escalier de six marches, fermé par une porte de bois à claire-voie donnant sur un petit vestibule. A droite se trouve une étroite cellule avec embrasure permettant au condamné d'entendre la messe. A gauche est situé l'ancien escalier donnant accès à l'extérieur. Au fond, une grande porte communiquait probablement avec les prisons aujourd'hui démolies. Au-dessus se situait la salle de Justice transformée en habitation.
12e siècle;13e siècle;15e siècle;16e siècle1986/09/17 : inscrit MH
Histoire du monument
Dernier château parmi les deux qui gardaient la vallée de la Creuse au 12e siècle, le second disparu étant le donjon en Poitou. C'est l'un des rares exemples de donjons jumeaux connu. Ces donjons sans contreforts et à murs lisses, ont leurs côtés parallèles. Ils sont implantés sur deux axes indépendants et parallèles, opérant un décrochement. Après 1714, ils ont été reliés par un bâtiment bas.
L'hôtel était situé sur une voie importante qui aboutissait à la porte de Bélâbre, l'une des cinq entrées principales de la ville haute. Cette demeure de notables connut une évolution rapide. A une maison à pignon sur rue, élevée dans la première moitié du 16e siècle et comportant une boutique au rez-de-chaussée, fut ajouté, entre 1584 et 1588, un corps de logis perpendiculaire en fond de cour. Il est desservi par un escalier en vis logé dans une tour ronde située à l'extrémité ouest, et par une galerie à deux niveaux ouverts qui longe la façade sur cour. Des piliers en pierre prenant appui au sol, portent la galerie haute divisée en quatre travées par des piliers de bois élevés sur un mur-bahut. A la même date, une galerie fut plaquée sur la façade sur cour de la maison à pignon sur rue. Cette seconde coursière, établie au niveau de celle du bâtiment sud, traversait une tour carrée, se poursuivait au-delà de la tour et reliait les deux corps de logis perpendiculaires. Des pilastres et un pilier en pierre élevés sur un mur-bahut, portent la sablière de plancher de l'étage, à l'origine ouvert et divisé en travées par des piliers de bois reposant sur un mur-bahut. Les chapiteaux cubiques des supports des deux galeries sont ornés de sculptures assez maladroites. A l'arrière et donnant sur les jardins, une tour défensive a été bâtie à l'époque des guerres civiles qui secouèrent Le Blanc. De 1752 à 1763, l'édifice fut restauré et un corps de bâtiment fermant la cour à l'ouest fut construit sur les remparts de la ville. La bonne conservation des galeries et des éléments défensifs de la tour du jardin constituent l'intérêt principal de cet hôtel dont l'évolution architecturale est représentative de celle des demeures de la bourgeoisie locale du 15e au 18e siècle.
12e siècle;14e siècle;15e siècle1928/02/29 : inscrit MH
Histoire du monument
Logis à pignon du 14e siècle. La façade s'ouvre par une porte sculptée à colonnettes et arc en accolade, flanquée d'une large baie cintrée, ornée également de colonnettes. Dans la cave, présence d'un souterrain du 11e ou 12e siècle. Selon la tradition, Jean le Bon aurait passé la nuit précédent la bataille de Poitiers (1356) dans cette maison.
Source : Ministère de la Culture, base Mérimée. Licence Ouverte pour les données. Photographies Wikimedia Commons lorsqu’une image est reliée à la référence du monument, avec son crédit et sa licence. D’autres photos peuvent être consultables sur POP. La notice précise le statut de protection ; le référencement ne garantit pas l’accès au public.