Églises, demeures, édifices publics et autres monuments protégés à Vouillon. Découvrez leur histoire, leur architecture et leur protection au titre des monuments historiques.
De l'église primitive, construite en 1149, ne subsistent que trois travées du mur extérieur du bas-côté nord, trois piles séparant la nef du bas-côté sud et les deux tiers de la façade. Cette chapelle de prieuré avait les dispositions d'une vaste église. Les bas-côtés étaient couverts de voûtes en berceau et portaient des tribunes, exemple très rare dans la région au 12e siècle. L'abside a complètement disparu. En 1173, l'édifice aurait été brûlé. Pendant les guerres de Religion, il fut détruit puis réutilisé. De nouvelles mutilations ont eu lieu en 1829. Chapiteaux sculptés (amours nus...). La cloche du 16e siècle mentionne la libération du territoire des armées huguenotes, après la destruction de l'église.
A cet emplacement se situait autrefois le cimetière du prieuré de Saint-Saturnin de Vouillon, dont il ne reste que des ruines et une partie de l'église du 12e siècle. La tradition locale parle d'un cimetière de chevaliers de Malte. Le monument se compose de quatre emmarchements formant socle, d'une pile carrée couronnée par un glacis. Le couronnement se compose d'un petit dôme ovoïde orné de quatre frontons rayés horizontalement et terminé par un tore. Au-dessus, une sorte de fleuron conique, orné à la base de quatre autres petits frontons lisses et, au sommet, une grosse bague torique termine l'ensemble en forme de bouteille.
De plan carré, cette cave est divisée en quatre travées égales, chacune couverte d'une voûte sur croisée d'ogives dont les arcs retombent sur un pilier central de plan octogonal et sur des culots à pans, engagés dans les murailles du pourtour.
Source : Ministère de la Culture, base Mérimée. Licence Ouverte pour les données. Photographies Wikimedia Commons lorsqu’une image est reliée à la référence du monument, avec son crédit et sa licence. D’autres photos peuvent être consultables sur POP. La notice précise le statut de protection ; le référencement ne garantit pas l’accès au public.