Peintures, sculptures, mobilier et autres œuvres protégées à Chalo-Saint-Mars. Découvrez leur histoire, leur lieu de conservation et leur protection au titre des monuments historiques.
18e siècle;19e siècle;1er quart 20e siècle2011/05/06 : inscrit au titre objet
Bois taillé, sculpté, mouluré, ronde bosse, ciré. Façade du banc d'oeuvre daté du XVIIIe siècle, remonté et complété au XIXe siècle, montrant deux panneaux moulurés rectangulaires encadrant un médaillon central (…)
Description complète
Bois taillé, sculpté, mouluré, ronde bosse, ciré. Façade du banc d'oeuvre daté du XVIIIe siècle, remonté et complété au XIXe siècle, montrant deux panneaux moulurés rectangulaires encadrant un médaillon central circulaire orné de motifs à rinceaux. Panneau du dossier mouluré et sculpté d'ornements végétaux, terminé par un fronton cintré avec corniche à entablement, portant un décor de coquilles ouvragées et ajourées, surmonté d'une croix ; deux volutes ajourées en forme de rinceaux ornent les côtés de ce panneau. Un crucifix fut rajouté en 1911.
Histoire de l’objet
Devant datant du XVIIIe siècle, remonté et complété au XIXe siècle. Crucifix rajouté en 1911. Les bancs d'oeuvre conservés en bon état sont rares en Essonne. Celui-ci illustre avec sobriété et classicisme la sculpture du XVIIIe siècle, avec son ornementation faite de rinceaux ajourés formant console sur les côtés du panneau central et de coquilles ouvragées ornant la corniche à entablement du fronton cintré. L'ensemble demeure homogène malgré le remploi des éléments du XVIIIe siècle au XIXe siècle et l'ajout du XXe siècle, et forme un bel exemplaire du vocabulaire artistique dix-huitièmiste, à mi-chemin entre le modèle simple de Juranville (Loiret), daté du XVIIIe-XIXe siècle, et le magnifique spécimen d'Illiers-Combray (Eure-et-Loir) de 1732 au travail remarquablement architecturé et classé monument historique.
Protection et propriété
Commission départementale des objets mobiliers : 31/03/2011.
4e quart 19e siècle2011/05/06 : inscrit au titre objet
Bois taillé et vernis, décor sculpté. 22 bancs à dossier plein et 8 panneaux sculpté sur le dossier, accotoirs terminés en volute et supportés par 2 colonnettes superposées ; 23 bancs à 3 panneaux sur le dossier, (…)
Description complète
Bois taillé et vernis, décor sculpté. 22 bancs à dossier plein et 8 panneaux sculpté sur le dossier, accotoirs terminés en volute et supportés par 2 colonnettes superposées ; 23 bancs à 3 panneaux sur le dossier, accotoirs terminés en volute et supportés par 2 colonnettes superposées avec corniche intermédiaire ; 9 bancs à 5 panneaux sur le dossier, accotoirs terminés en volute et supportés par 2 colonnettes superposées avec corniche intermédiaire ;5 bancs à 2 panneaux sur le dossier.
Auteur : Dejoux Victor (menuisier) ;Pommery Georges (menuisier)
Histoire de l’objet
Les séries de bancs datant du XIXe siècle se font de plus en plus rares en Essonne du fait des réaménagements successifs des édifices qui conduisent à installer du mobilier jugé plus confortable et à se défaire d'équipements parfois très détériorés. La facture de ces bancs est plus travaillée que celle des bancs d'Auvernaux et elle est attribuée à deux menuisiers de Chalo-Saint-Mars : Victor Dejoux et Georges Pommery. A noter que le nombre de bancs commandés au départ (23) est inférieur à celui que l'on trouve aujourd'hui dans l'église, ce qui laisse supposer soit que d'autres bancs furent ensuite réalisés par les mêmes menuisiers, mais sans trace documentaire effective de cette commande supplémentaire, soit par d'autres artisans, à l'identique.
Protection et propriété
Commission départementale des objets mobiliers : 31/03/2011.
Bannière en soie beige, fil d'or brodé, bois (hampe). Soie avec motifs rapportés et brodés ; décor peint sur carton pour le visage, les pieds et les mains. Partie inférieure de la bannière divisée en trois pans (…)
Description complète
Bannière en soie beige, fil d'or brodé, bois (hampe). Soie avec motifs rapportés et brodés ; décor peint sur carton pour le visage, les pieds et les mains. Partie inférieure de la bannière divisée en trois pans terminés en pointe, orné de franges à fil d'or (cannetilles).
Histoire de l’objet
Iconographie classique de l'Immaculée Conception, ou Vierge au croissant : debout sur terre sur un croissant de lune, ici non couronnée d'étoiles, étendant les bras et baissant les yeux vers la terre (à la différence de la Vierge de l'Assomption aux yeux levés vers le ciel). Rappelons que la dévotion mariale s'intensifia fortement au XIXe siècle, bénéficiant de la proclamation par Pie IX du dogme de l'Immaculée Conception en 1854, ce qui entraîna la multiplication de nombreuses pratiques, notamment la multiplication des pèlerinages et des associations de fidèles et congrégations. Ces bannières de la Vierge Immaculée sont donc fréquentes dans l'hexagone mais leur facture n'en n'est pas toujours traitée avec autant de délicatesse et d'attention que dans celles de Chalo-Saint-Mars.
Protection et propriété
Commission départementale des objets mobiliers : 31/03/2011.
Bannière en soie moirée blanche, damas (?), brodée, carton peint, fil métal. Tissu de base en soie blanche et moirée, motifs rapportés et brodés, décor peint et appliqué (visage, pieds et mains). Partie inférieure de (…)
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Bannière en soie moirée blanche, damas (?), brodée, carton peint, fil métal. Tissu de base en soie blanche et moirée, motifs rapportés et brodés, décor peint et appliqué (visage, pieds et mains). Partie inférieure de la bannière festonnée à trois pans, ornés de galon doré avec franges à fil d'or. Au revers, tissu de base identique.
Histoire de l’objet
Iconographie classique de l'Immaculée Conception, ou Vierge au croissant : debout sur terre sur un croissant de lune, ici non couronnée d'étoiles, étendant les bras et baissant les yeux vers la terre (à la différence de la Vierge de l'Assomption aux yeux levés vers le ciel). Rappelons que la dévotion mariale s'intensifia fortement au XIXe siècle, bénéficiant de la proclamation par Pie IX du dogme de l'Immaculée Conception en 1854, ce qui entraîna la multiplication de nombreuses pratiques, notamment la multiplication des pèlerinages et des associations de fidèles et congrégations. Ces bannières de la Vierge Immaculée sont donc fréquentes dans l'hexagone mais leur facture n'en n'est pas toujours traitée avec autant de délicatesse et d'attention que dans celles de Chalo-Saint-Mars.
Protection et propriété
Commission départementale des objets mobiliers : 31/03/2011.
Bannière en tissu rouge, velours uni brodé, fil métal, taffetas, bois (hampe). Tissu de fond en velours rouge uni ; décor rapporté et brodé (broderies dorées) ; galon doré sur le pourtour, frange à fil d'or et deux (…)
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Bannière en tissu rouge, velours uni brodé, fil métal, taffetas, bois (hampe). Tissu de fond en velours rouge uni ; décor rapporté et brodé (broderies dorées) ; galon doré sur le pourtour, frange à fil d'or et deux glands de même. La partie inférieure de la bannière est divisée en trois pans formant des pointes. Bannière suspendue au mur par deux crochets fixés et retenant la latte de bois passée au revers de la bannière.
Histoire de l’objet
A noter la rareté de la représentation de saint Médard en bannière en Essonne. Même si la forme et les matériaux de cette bannière restent classiques, l'exécution a beaucoup de finesse et le décor de rinceaux raffiné.
Protection et propriété
Commission départementale des objets mobiliers : 31/03/2011.
Calice au décor très travaillé : pied polylobé à motifs végétaux (épis de blé, pampres de vigne) surmonté d'un noeud piriforme orné de motifs végétaux, séparé de la coupe par trois bagues torsadées ou avec décor à la (…)
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Calice au décor très travaillé : pied polylobé à motifs végétaux (épis de blé, pampres de vigne) surmonté d'un noeud piriforme orné de motifs végétaux, séparé de la coupe par trois bagues torsadées ou avec décor à la molette, scènes bibliques gravées en relief sur la fausse coupe. Patène à ombilic saillant portant le monogramme christique gravé.
Auteur : Marie Thierry (orfèvre)
Histoire de l’objet
Datation proposée : après 1838 (poinçon biffé en 1885). A noter la rareté de ce type de calice, dont la forme ne correspond à aucune de celles habituellement recensées pour les calices contemporains de celui-ci, et la belle facture de l'objet, attribuable à l'orfèvre parisien Marie Thierry, représentant d'une dynastie d'orfèvres bien connus au XIXe siècle.
Protection et propriété
Commission départementale des objets mobiliers : 31/03/2011.
3e quart 19e siècle;4e quart 19e siècle1991/07/30 : inscrit au titre objet
Chaire suspendue de plan circulaire, adossée au pilier de l'avant dernière travée de la nef ; escalier à deux volées enserrant le pilier vers le collatéral ; style néo-baroque, façon 18e siècle.
19e siècle;20e siècle2011/05/06 : inscrit au titre objet
Soie blanche, broderies de fils colorés, fils rouge ; tissu de fond en soie blanche ; revers de même, avec un galon brodé de fil rouge. Face : orfroi composé d'un entrelacs de fleurs multicolores au dessin très fin (…)
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Soie blanche, broderies de fils colorés, fils rouge ; tissu de fond en soie blanche ; revers de même, avec un galon brodé de fil rouge. Face : orfroi composé d'un entrelacs de fleurs multicolores au dessin très fin (marguerites jaunes, roses, ou pivoines roses, feuillage vert). Dos : orfroi en forme de croix terminée en partie inférieure par des branchages formant noeud, comportant en motif central le monogramme IHS brodé en lettres ornées. Chasuble en forme classique dite de boîte à violon.
Histoire de l’objet
A noter le caractère assez atypique des broderies sur un tissu plus récent.
Protection et propriété
Commission départementale des objets mobiliers : 31/03/2011.
Tissu de base et secondaire en velours noir ; galon argenté avec broderies de fleurs (iris) et rinceaux végétaux en fil argenté ; revers en satinette noire.
Histoire de l’objet
Dalmatique présentant des motifs brodés d'une grande finesse et sobriété.
Protection et propriété
Commission départementale des objets mobiliers : 31/03/2011.
Chapelle : deux lustres à un rang de six bougeoirs surmontant un cercle orné de rinceaux non électrifiés, suspendus à une hampe métallique dorée accrochée au mur de la chapelle de la Vierge : décor de six chaînettes (…)
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Chapelle : deux lustres à un rang de six bougeoirs surmontant un cercle orné de rinceaux non électrifiés, suspendus à une hampe métallique dorée accrochée au mur de la chapelle de la Vierge : décor de six chaînettes et boules en partie inférieure, terminé par une croix ornée ; chur : deux lustres à deux rangs de bougeoirs électrifiés (rang supérieur de six bougeoirs et rang inférieur de douze bougeoirs) avec décor identique ; chur : un lustre central à décor architecturé très travaillé.
Histoire de l’objet
Si les lustres en laiton ou bronze et pendeloques et cristal existent en bon nombre encore dans les églises essonniennes, ce modèle exclusivement en bronze doré et chaînettes métalliques est en revanche très rare, y compris en dehors de l'Essonne. On peut éventuellement les rapprocher de modèles plus illustres comme le lustre du bronzier Possiègue-Rusan (église Saint-Martin d'Ainy à Lyon) daté de 1860 ou des 14 lustres de l'église Saint-Jacques de Tartas (Landes).
Protection et propriété
Commission départementale des objets mobiliers : 31/03/2011.
Bois polychrome, dorure. La statue est fixée au revers par un fil métallique.
Histoire de l’objet
L'église Saint-Médard fut autrefois un prieuré dépendant de l'abbaye de Notre-Dame de Josaphat. Les parties les plus anciennes (XIIe siècle) de l'église actuelle sont le choeur et la base du clocher. Plus récente, la nef à trois vaisseaux datant du XVIe siècle est de style flamboyant. L'église possède deux portails, l'un gothique et l'autre Renaissance. Cette statue de petite nature en ronde bosse de bois polychrome et doré, reprenant le nom du saint patron de l'église (vocable que l'on trouve aussi à Brunoy et à Brouy) ,a toutefois pas d'équivalent en Essonne, mais s'apparente en revanche à d'autres statuettes visibles en Corrèze ou dans la Marne notamment. Rappelons que le culte de saint Médard s'inscrit dans l'effort de la monarchie capétienne pour ancrer sa légitimité dans l'histoire et affirmer sa filiation depuis le roi Clovis - saint Médard ayant consacré comme diaconesse la reine Radegonde après sa séparation avec son époux - et qu'il devint le saint protecteur de la monarchie à partie du règne de Charles VII, à une époque où cette légitimité était en butte aux prétentions anglaises dans le cadre de la guerre de Cent Ans. L'intérêt de cette statuette réside donc dans ce caractère peu fréquent en Essonne, et dans la qualité de la sculpture elle-même.
Protection et propriété
Commission départementale des objets mobiliers : 31/03/2011.
Si les représentations de Vierge à l'Enfant ne sont pas rares en Essonne, la facture et le format de cette statue sont atypiques. Son caractère relativement rustique la rapproche par ailleurs de la statuaire populaire que l'on trouve dans d'autres édifices du département. On peut la comparer le cas échéant avec la statuette de la Vierge à l'Enfant conservée dans l'église de Saint-Sulpice-de-Favières postérieure d'un siècle mais manifestant quelques similitudes dans le traitement sculptural. Plus proche chronologiquement de notre statuette, la statue de la Vierge à l'Enfant dite Notre Dame commandée au sculpteur Jean Gressot en 1632 et conservée dans l'église de Saint-Gengoux / Gengoulph à Montgesoye (Doubs), rappelle la finesse des traits de notre statuette essonnienne. Registre de délibérations du Conseil de fabrique, 1818 : [...] Délibération du 30 octobre 1818 [...] Sur les gradins du maître-autel - à la gauche de l'autel est la statue de la Ste Vierge tenant L'enfant Jésus habillée d'une robe de mousseline [...]. Registre des délibérations du Conseil de fabrique, 1858 : [...] Délibération du 1er novembre 1858 : En vertu d'une autorisation particulière le 1er novembre mil huit cent cinquante huit, j'ai béni [...] une statue de la Vierge mère en bois doré [...] donné par une pieuse famille de St Mars. Mademoiselle Debrun a donné toutes les garnitures qui décorent le pied en bois tourné destiné à porter processionnellement la statue de la sainte Vierge [...].
Protection et propriété
Commission départementale des objets mobiliers : 31/03/2011.
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