Églises, demeures, édifices publics et autres monuments protégés à Albi. Découvrez leur histoire, leur architecture et leur protection au titre des monuments historiques.
12e siècle;13e siècle;17e siècle;18e siècle1974/05/17 : inscrit MH
Histoire du monument
La maison s'appuie contre des remparts consistant en une tour (tour Puech-Amadenc ou tour du Pas Trangnat), prolongée par une chemin de ronde à l'est et à l'ouest. Côté ouest, le chemin de ronde est prolongé par un escalier qui aboutit à un jardin. L'ensemble est construit en briques. Ces remparts pourraient dater des 12e-13e siècles, ou du 14e siècle, après la guerre des Albigeois et pendant la guerre de Cent ans. Une "ruelle" longe les remparts, côté ville. Le corps de logis longe cette ruelle et est relié à la tour par un pont de même appareil. Au rez-de-chaussée se trouvent des salles de briques anciennes. Les étages ont été construits à diverses époques. Cage d'escalier monumental du 18e siècle. D'importantes restaurations ont été réalisées au début du 20e siècle. Le peintre Henri de Toulouse-Lautrec y naît en 1864.
Grand corps de logis rectangulaire à deux étages dont l'extrémité sud, probablement tombée en ruines, est remplacée par une partie moderne. La maçonnerie est en pierre de taille appareillée. Une tour flanquante est placée à l'angle nord-ouest. Une tour de même diamètre, accolée à la façade Est qui donne sur cour, est percée d'une porte d'entrée ornée de moulures et contient l'escalier à vis qui dessert les étages. La tour d'angle conserve quelques meurtrières. A l'intérieur, les poutrelles des plafonds conservent des restes de peinture et diverses inscriptions anciennes. Dans une salle de la tour d'angle, les murs sont couverts de peintures frustes où se distinguent les armes de l'ordre du Temple et celles de Toulouse.
14e siècle;2e moitié 19e siècle1995/10/23 : classé MH
Auteur : Bodin-Legendre (architecte) ;Gesta Louis Victor (peintre-verrier) ;Mathieu (sculpteur) ;Benezet Bernard (peinture)
Histoire du monument
Sanctuaire construit au 14e siècle (seul le choeur médiéval est conservé dans le bâtiment du 19e siècle). Lieu de pélerinage dès 1410 (source miraculeuse antique et grand lieu de pélerinage marial autour d'une Vierge du 12e siècle). Edifice pillé à la Révolution. En 1859, reconstruction de l'édifice, inspiré de la cathédrale d'Albi, par l'architecte Bodin-Legendre ; décor néo-gothique réalisé par le frère Valette, réalisation des vitraux confiée à Louis-Victor Gesta, sculpteur Mathieu, cycle de peintures réalisé par Bernard Benezet.
La première mention d'un chapitre de clercs date de 940. L'église reste l'édifice religieux principal d'Albi jusqu'au 13e siècle, mais aucun élément architectural ne semble antérieur au 11e siècle. Reconstruction de la collégiale autour de 1070. Chevet achevé vers 1100, caractérisé par l'emploi systématique de l'arc outrepassé. Nef et portails nord et ouest du 12e siècle. Cloître du 13e siècle. De grandes transformations ont lieu au milieu du 15e siècle, avec reconstruction totale du choeur et surélévation du transept et d'une partie de la nef. Le portail roman est également modifié à cette époque. Au 18e siècle, deux absidioles romanes reçoivent des retables. En 1720, le maître autel Renaissance est démoli pour permettre la création d'une pseudo crypte à la place du caveau d'origine. Un nouvel autel majeur est consacré en 1723, surmonté en 1730 d'un baldaquin à colonnes de marbre. Transformée en magasin à fourrage pendant la Révolution, l'église est rendue au culte en 1811. Grands travaux au cours du 19e siècle, dénaturant l'édifice au point d'entraîner son déclassement. Une restauration intérieure en style néo-gothique commence en 1873 sous la direction de l'architecte Bodin-Legendre, avec un décor établi par Nelli.
Edifice bâti à partir de 1282, au lendemain de la croisade contre les Albigeois. L'essentiel du vaisseau est achevé à la fin du 14e siècle, de même que le premier étage du clocher. Les trois derniers étages du clocher ont été bâtis au 16e siècle. L'aspect actuel a été modifié dans les parties hautes au moment de la restauration menée au 19e siècle par César Daly. L'entrée côté sud s'effectue par une porte due à Dominique de Florence (1410) et par un baldaquin datant de 1535. A l'intérieur, la voûte est ornée de peintures du début du 16e siècle. Fresques du 15e siècle. Le jubé du choeur est d'époque gothique.£
129 rue du Commandant-Blanche ; 33 rue Fernandez — Albi
2e quart 20e siècle2014/04/03 : inscrit MH
Auteur : Daures Léon (architecte)
Histoire du monument
Léopold Malphettes confia la construction de ce château à larchitecte Léon Daures mais fut, cependant, très impliqué dans la réalisation des plans de lédifice, témoignage de la réussite sociale du commanditaire. Ainsi, le début du 20e siècle, dans le Tarn, marque lépoque des constructions des grandes maisons industrielles. Il sagit dune demeure de style composite, avec un goût certain pour les décors coloniaux (patio).
L'importance du domaine du Cantepau est due à l'ascension de la famille consulaire albigeoise Delécouls. L'édifice présente un quadrilatère cantonné sur deux angles de tours rondes, et coiffé d'un toit de tuiles plat légèrement débordant. Une corniche de brique moulurée suit le pourtour de l'édifice sous le toit. La façade nord conserve une fenêtre à croisillons de pierre. A l'intérieur, plusieurs éléments ont été conservés : la grande cheminée rustique en brique de la cuisine ; l'escalier à rampes droites avec jeux d'arcs et voûtes d'arêtes sur les deux étages ; deux pièces ayant conservé leurs plafonds à la française au premier étage, ainsi que deux cheminées, l'une à double écusson, l'autre à panneaux de stucs du 18e siècle représentant des instruments de musique.
Métairie rattachée à une famille bourgeoise exploitant les terres du Gô depuis le 16e siècle. Le membre le plus célèbre de cette famille est le navigateur Lapérouse qui y naquit. Le château se présente comme un édifice de briques, construit dans la tradition Renaissance, et comporte trois ailes de bâtiments disposées autour d'une cour centrale orientée au nord. La partie la plus ancienne (aile sud avec escalier à vis) a été successivement complétée par l'aile Est au 17e siècle, puis l'aile ouest au 19e siècle (architecture à galets) pour composer le plan actuel de l'édifice. A l'intérieur, le séjour du rez-de-chaussée conserve sa cheminée et le plafond à la française.
Auteur : Sacquin Gérard (architecte) ;Mas Georges (architecte) ;Clercq-Roques Raymond (peintre-verrier)
Histoire du monument
Eglise construite de 1959 à 1962 sur les plans des architectes Gérard Sacquin et Georges Mas pour répondre aux besoins des paroissiens dans les nouveaux quartiers du Breuil et du Mazicou. De plan centré, elle évoque l'aspect massif et fortifié de la cathédrale d'Albi dont elle s'inspire. La structure est en béton armé et le parement en brique. L'élévation est marquée par des alternances de plans concaves et convexes. A l'intérieur, le béton est laissé brut de décoffrage. La voûte en forme d'étoile rayonnante est également en béton. Les vitraux sont dus à Raymond Clercq-Roques.
Auteur : Avizou Henri (architecte) ;Dubois Philippe (architecte) ;Aymé Albert (sculpteur)
Histoire du monument
Centre paroissial construit de décembre 1968 à février 1971 par les architectes Henri Avizou et Philippe Dubois, chargés de l'élaboration du nouveau lotissement de Rayssac. Il est implanté sur un terre-plein avec rez-de-chaussée surélevé et sous-sol semi enterré occupé par les salles paroissiales. L'église est composée d'une vaste nef unique de plan rectangulaire animée par les fonts baptismaux, la sacristie et les confessionnaux qui font saillie hors œuvre. Le parement est réalisé en brique ; l'assise, le clocher et les percements en béton banché. Le couvrement est plat en pente douce, la couverture est en fibro-ciment. Les vitraux en altuglass sont dus au sculpteur Albert Ayme
Immeuble construit vers 1685. En 1787, le marquis de Rochegude, contemporain de Lapeyrouse et navigateur, rachète l'hôtel et entreprend, au début du 19e siècle, la construction des avant-corps en terrasses. L'hôtel est construit en U autour d'une cour centrale donnant sur la rue. Les façades sont rehaussées par les couleurs de la brique et de la pierre, utilisées en alternance. Le corps central est surmonté d'un fronton orné du blason des Rochegude. Le jardin à parterre a été aménagé par Rochegude. L'intérieur a été fortement remanié. Seul subsiste l'escalier de marbre à balustres de pierre datant de la fin du 17e siècle. Au premier étage de l'aile sud, des boiseries proviennent de l'archevêché (1908).
Depuis 1397, la maison commune d'Albi se trouvait dans la carrière de la Sabaterie. Elle fut transférée dans l'hôtel de messire Etienne de Martin en 1728, son emplacement actuel. L'hôtel existait avant sa transformation en maison commune, comme l'atteste la date de 1682 gravée au fronton de la porte d'escalier. Les aménagements nouveaux furent toutefois importants, rendant difficilement lisibles les dispositions primitives. Le portail d'entrée en plein cintre, ouvert dans la partie orientale d'une longue façade en ligne brisée, est accosté de pilastres et présente des bossages à trémie dans encadrement champlevé. Cette partie a été très restaurée et la plupart des bossages refaits. Au-dessus, des consoles à guirlandes supportent l'entablement surmonté par un tableau portant les armoiries de la ville. Surmonté par un petit fronton en segment de cercle et une boule, ce tableau est relié par des ailerons chargés de guirlandes, à deux boules latérales. Le couloir accède à la cour sous un arc en briques, surmonté par un bandeau de pierre soutenu par trois consoles. Sur les façades sur cour, la porte d'entrée de l'escalier, en plein cintre, présente un encadrement intérieur mouluré et coupé par la clef en console. Il est accosté de pilastres nus à chapiteaux ioniques. Au-dessus d'une frise bombée, un fronton circulaire rompu encadre un cartouche, délimité par des volutes. Reposant sur les rampants du fronton, sont sculptés deux personnages ailés tenant des rameaux de feuillages enlacés ainsi que des cornes d'abondance remplies de fruits. Le premier étage est percé d'une fenêtre à meneaux, à encadrement en briques, de même que les pilastres. Les meneaux portent des sculptures.
L'hôtel fut probablement édifié au 17e siècle, par un riche marchand ou un bourgeois. La pierre, rare et coûteuse à Albi, fut utilisée en abondance. La porte d'entrée s'ouvre su un couloir couvert de quatre travées de voûtes d'arêtes, de briques, séparées par des doubleaux pénétrant dans les murs. Ce couloir donne accès à une cour avec puits dont la margelle est surmontée par un arc en plein cintre accosté de pilastres à impostes moulurées, supportant un fronton triangulaire. Face à l'entrée, la façade d'habitation est percée de grandes arcades de briques. A droite de l'entrée sur cour, la construction s'ouvre par une porte dont l'encadrement comprend deux pilastres et un entablement droit. Une clé épannelée fait saillie sur le linteau appareillé et coupe les moulurations de l'architrave, en s'élevant jusqu'à la frise plane. Cette porte donne accès à l'escalier dont les balustres sont décorés de tableaux rectangulaires moulurés. Ils sont surmontés de boules de pierre. Le palier repose sur un arc en anse de panier en briques.
Façade en pans de bois, composée d'un rez-de-chaussée et de trois étages en encorbellement, reposant sur une sablière portée par l'about des solives du plancher du premier étage. Le remplissage du pan de bois doit être en briques. Les montants sont moulurés avec bases sculptées. Sablières et traverses sont également moulurées. Les fenêtres sont à leur emplacement primitif. Le toit présente une forte saillie.
Edifice de briques à trois niveaux : un rez-de-chaussée et deux étages. La façade sur rue est percée de nombreuses ouvertures irrégulières réalisées à diverses époques. Les étages sont percés de fenêtres à meneaux.
La tour d'escalier, construite sur plan carré, devait faire partie d'un ensemble. Des fenêtres anciennes subsistent par endroit. L'ouvrage a dû être construite au 16e siècle et subir des transformations au 17e siècle. La tour est construite en brique et pierre. Les appuis possèdent des consoles sculptées. Un escalier en pierre donne, à l'extérieur, accès à la tour. De là, à l'intérieur, un escalier à vis dessert les deux premiers étages. Au-dessus, un petit escalier à vis construit dans une échauguette sur pendentif, dessert une pièce située dans la tour et la terrasse au sommet. Le plafond de l'escalier montre un faux limon sur plan arrondi, alors que les marches sont taillées droites sur le dessus et forment également redents sur le reste du plafond.
Edifiée par les Jésuites, la chapelle est construite de 1630 à 1638. Elle est ouverte au culte le 1er janvier 1639. Des travaux de réfection sont réalisés en 1766 et 1781. Désaffectée de 1792 à 1830, elle sert de salle de spectacle en 1794, après avoir été achetée à cet effet par trente actionnaires. De 1816 à 1830, des démarches sont menées par le conseil d'administration du collège pour rentrer en sa possession. La chapelle est rendue au culte le 10 juin 1830. La façade fait l'objet de restaurations dans les années 1830, 1876-1884 et 1924-1925. Une restauration intérieure a été réalisée en 1955-1956. £Construite sur un plan imposé par Rome, la chapelle présente les caractères essentiels de l'architecture religieuse classique des 17e et 18e siècles. La construction en briques est soulignée de pierres de taille pour les corniches, chapiteaux, architrave de la façade et l'encadrement des portes et des fenêtres. La nef voûtée en plein cintre est éclairée par six grandes fenêtres garnies de vitraux. Entre les contreforts se trouvent quatre chapelles voûtées, quatre renfoncements donnant accès à deux galeries longeant l'église, et douze petites tribunes à deux niveaux. La façade, plusieurs fois restaurée, présente, de chaque côté du portail en bois, des pilastres ornés de chapiteaux ioniques qui supportent des corniches et un fronton curviligne. A l'intérieur, la décoration était composée de peintures murales, statues, tableaux dont il ne reste plus rien, suite à la transformation de l'édifice en salle de spectacle.
Façade à pans de bois disposés en losanges traversés par des croix de saint André. Cette disposition produit de petits losanges dans les grands. Au premier étage, cette disposition n'apparaît qu'à droite et à gauche, les autres panneaux sont en croix de saint André. Au troisième étage, la toiture est supportée par des piédroits renforcés par des bras. Chaque étage est en encorbellement. La carcasse en bois est garnie de briques peintes. Celles-ci forment une sorte de mosaïque. Le linteau de la porte est orné d'un écusson portant une inscription latine.
Cette maison figure dans le compoix de 1343. Les deux façades présentent des vestiges romans. La porte de l'immeuble voisin mène à une cour adjacente sur laquelle une tourelle gothique s'ouvre par une porte sculptée du 15e siècle. L'édifice se distingue des autres constructions d'Albi, en briques, par ses murs de pierre appareillée. Sur la rue Saint-Etienne, la partie de façade située à l'est, présente une élévation en pans de bois et briques, mais conserve à divers endroits l'appareil de pierre. Sur cette même rue a été conservé, près de l'angle ouest, un arceau roman. L'arc en plein cintre est entouré d'une archivolte sculptée de palmettes et se continuant, latéralement, par deux bandeaux horizontaux, située au niveau des tailloirs des chapiteaux et leur faisant suite. Les colonnettes de l'encadrement, adossées, ont conservé leurs bases et leurs chapiteaux, sculptés d'animaux monstrueux. Sur la même façade, une sculpture érodée pourrait représenter un cavalier.
Les arceaux sont en brique, ainsi que la tour d'escalier en vis. La porte est de style gothique. Nombreux appareils romans dans la muraille. Fin 15e ou début 16e siècle.
Source : Ministère de la Culture, base Mérimée. Licence Ouverte pour les données. Photographies Wikimedia Commons lorsqu’une image est reliée à la référence du monument, avec son crédit et sa licence. D’autres photos peuvent être consultables sur POP. La notice précise le statut de protection ; le référencement ne garantit pas l’accès au public.